Constellation s’enrichit de l'application Comet trails

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Le projet Constellation se dote de la nouvelle application Comet trails. « Après des essais réussis ces derniers mois, vous pourrez maintenant effectuer du calcul distribué et aider à prédire les tempêtes de météores pour les engins spatiaux ou les planètes, » ont annoncé les scientifiques de l'Aerospace research, mercredi.

 

Un financement de l'Agence spatiale européenne

L'Agence spatiale européenne (Esa) finance le projet Imex cometary trails de l'Institut des systèmes de l'espace (IRS), situé à l'Université de Stuttgart en Allemagne. Le but de l'application est de caractériser les traînées de poussières produites par les comètes dans le système solaire interne.

 

Application Comet trails

 

« Nous souhaitons prédire les pluies de météores à n'importe quelle position ou heure dans le système solaire. Nous pourrions par exemple prédire les tempêtes de météores pour les engins spatiaux ou les planètes. Nous pourrions comprendre comment les traînées produites par les comètes se dispersent pour former un nuage de poussière interplanétaire ».

 

Un modèle à faible échelle en fonction du temps

La modélisation de l'environnement des météorites est cruciale pour fournir des évaluations sur les risques de danger, lors de la phase de conception d'une mission d'un engin spatial. « Les impacts de météorites peuvent endommager ou détruire un engin spatial ou ses sous-systèmes. Les activités spatiales habitées sont particulièrement vulnérables aux dommages causés par l'impact de météorite, en raison de leur niveau de tolérance plus faible, par leur taille ou leur temps d'exposition dans l'espace ». Ces modèles ont un important rôle scientifique et aident à définir ces corps dans un environnement de poussière. «  Dans les récents travaux publiés sur les comètes, les modèles d'environnement de poussière existants ne prenaient pas en compte la faible échelle et la fonction du temps, des structures engendrées par les jets et les traînées ».

Graphe Comet trails Jupiter

 

« Ces données sont destinées à notre première analyse d'une pluie de météorites Léonides qui a eu lieu le 18 novembre 1999, l'une des meilleurs de ma vie. Si les Léonides ont frappé la Terre comme dans notre modèle, alors notre modèle est correct. Nous le saurons lorsque nous aurons toutes les données, » explique le Dr Rachel Soja (IRS).

 

 

Le projet Imex

Le projet d'exploration de l'environnement de météorites interplanétaire(Imex - Interplanetary Meteoroid Environment for eXploration ) vise à combler cette lacune et permettre l'identification des importants flux cométaires en tout point de l'espace et du temps. L'application de la modélisation des flux de météorites sera étendue à la Terre. « Nous nous demandons si nous pourrions déterminer les pluies de météores qui se produisent près des engins spatiaux, des planètes ou suivant d'autres points d'intérêts. Cela améliore notre compréhension du risque d'impact d'engins spatiaux, de la formation et la dispersion des flux cométaires et des traînées dans l'espace ».

 

L'intégration des trajectoires dans Constellation


« Nous avons développé un modèle simple d'émission de poussières de comètes. Nous devons maintenant intégrer les trajectoires de ces particules de poussière en orbite autour du soleil, afin d'y inclure l'effet de la gravité planétaire ». La planète Jupiter a un effet perturbateur majeur. Pour chaque comète, des milliers de calculs sur les particules doivent être intégrés sur une période de 200 à 400 ans. « Notre premier objectif est de modéliser les tempêtes de météorites et d'explosions sur Terre, afin de valider le modèle à utiliser et prédire l'environnement des météorites d'autres endroits dans le système solaire interne ».

 

Draconides et Léonides en unité de travail

Les premières unités de travail calculeront les flux des Léonides et des Draconides. « Ce sont deux pluies de météores que nous observons chaque année sur Terre en octobre et en novembre ». Les tempêtes de Léonides ont été les manifestations les plus spectaculaires de météores jamais vus. « Celles de 1833 et 1867 ont contribué à alimenter l'intérêt scientifique et populaire pour les météorites, lesquelles avaient déjà été considérées comme un simple phénomène atmosphérique plutôt que des preuves d'objets extraterrestres ». De fortes tempêtes de Léonides ont été observées dans les années 1998-2002 avec des pointes de 3 000 Léonides par heure. « La compréhension de ces tempêtes, grâce à la modélisation, peut nous donner des indices importants sur les comètes et leur production de poussière, de la dynamique des traînées cométaire et du flux de météorites ».

Les Draconides, nommées d'après la constellation Draco (Dragon), ont parfois une activité inhabituelle, comme les grandes tempêtes de 1933 et 1946 ou des explosions en 1998, 2005, 2011 et 2012. Les Léonides proviennent de la comète 55P/Tempel-Tuttle, de type Halley, dont l’orbite s'étend depuis celle d'Uranus. Elles foncent dans l'atmosphère terrestre à 70 km/s. Cependant, de nombreux météores comme les Draconides ont une vitesse plus faible de l'ordre de 20 km/s, « Elles viennent majoritairement de la famille des comètes de Jupiter, dont la partie la plus externe de leurs orbites oscille près de celle de Jupiter. Elles peuvent subir d'importantes perturbations engendrées par cette planète », Pour les scientifiques, les Léonides et les Draconides sont deux flux complémentaires pour l'étude de modélisation des traînées cométaires.

 

Un challenge pour la chasse aux comètes

Les bénévoles sont invités à la chasse aux comètes lors d'un défi de calcul distribué de sept jours. L’événement sera lancé lors du Yuri's night 2014 qui se déroulera à Stuttgart le 12 avril prochain, date d'anniversaire de la plate-forme Constellation. «  Vous ou votre équipe pouvez rejoindre Comet trails et les autres applications de Constellation via BOINCstats ». Des animations et des spectacles ponctueront le week-end au planétarium. « Il suffit de laisser vos ordinateurs faire le travail pour relever le défi d'équipe et passer du bon temps à l'extérieur ».