Einstein@Home
est un projet qui a été
développé dans le but de rechercher des signaux
venant d'étoiles extrêmement denses et en rotation
rapide à partir des
données fournies par "l'observatoire d'ondes
gravitationnelles à
interféromètre à laser" LIGO aux
États-Unis et "l'observatoire d'ondes
gravitationnelles" GEO 600 en Allemagne. On pense que de telles
étoiles
sont des étoiles à quarks ou à
neutrons, et on observe déjà une
sous-catégorie de celles-ci comme les pulsars ou les objets
célestes
émettant des rayons-X par les moyens conventionnels. Les
chercheurs
pensent que certaines de ces étoiles compactes ne sont pas
parfaitement
sphériques, et si tel est le cas, elles doivent
émettre des ondes
gravitationnelles particulières que LIGO et GEO 600
devraient commencer
à détecter dans les mois qui viennent.
Le pulsar dans la nébuleuse du crabe.
Einstein@home
ou e@h est un projet organisé à l'occasion de
l'année mondiale de la
physique (2005). C'est l'université de Milwaukee, Wisconsin,
qui est à
l'origine du projet mais une trentaine d'universités
à travers le monde
y participent. Le CALTECH (centre d'étude des nouvelles
technologies)
s'occupe des 2 détecteurs du LIGO aux États-Unis
et le centre Max
Planck de Hanovre s'occupe du GEO600 en Allemagne.
Qu'est-ce que le GEO600 et le LIGO ?
Le GEO 600 est un
observatoire d'ondes gravitationnelles à Hanovre (Allemagne)
construit
grâce à une coopération entre des
scientifiques Allemands et
Britanniques. Le LIGO est quant à lui composé de
deux de ces
observatoires, l'un situé à Livingston, en
Louisiane, et l'autre à
Hanford, état de Washington. Ces trois observatoires
distinguent des
fluctuations dans la structure de l'espace-temps connues sous le nom
d'ondes gravitationnelles. Les ondes sont
détectées par 2 rayons laser
perpendiculaires situés dans chaque installation.
LIGO : Livingston
et Hanford.
GEO600 : Hanovre.
Lorsqu'une onde gravitationnelle passe à
proximité des rayons laser,
elle modifie de façon infime la longueur de leur
trajectoire. Les
scientifiques du LIGO et du GEO 600 observent les ondes
gravitationnelles en analysant ces modifications de la trajectoire des
rayons laser. Plus un rayon laser est long, plus la mesure de la
variation de sa trajectoire est précise.
Les rayons effectuent des allers-retours entre des miroirs
espacés de
600 mètres au GEO 600 et de 4km aux 2 installations du LIGO,
ce qui
rend ces observatoires très sensibles. En effet, le LIGO
devrait être
capable de mesurer des modifications dans les trajectoires des rayons
de l'ordre du cent millionième du diamètre de
l'atome d’hydrogène.
Qu'est-ce qu'une onde gravitationnelle ?
Les ondes gravitationnelles sont des ondulations dans la
structure du temps et de l'espace produites par des
évènements, dans
notre Galaxie et dans tout l'Univers, tels que les collisions de trous
noirs, les ondes de choc provenant de l'explosion de supernovas et des
pulsars en rotation (étoiles à neutrons ou
étoiles à quarks). Ces
ondulations dans la structure de l'espace-temps voyagent
jusqu'à la
Terre, apportant avec elles des informations sur leurs origines ainsi
que des preuves inestimables sur la nature de la gravité.
Albert Einstein a prédit l'existence de ces ondes
gravitationnelles
dans sa théorie de la relativité
générale, mais ce n'est
qu'actuellement, au 21ème siècle, que la
technologie a suffisamment
évolué pour que les scientifiques puissent les
détecter et les étudier.
Bien que les ondes gravitationnelles n'aient pas encore
été détectées
directement, leur influence sur des pulsars binaires (2 pulsars
orbitant chacun autour de l'autre) a été
mesurée de façon fiable, et il
en a résulté qu'elles étaient
parfaitement en accord avec les
prédictions d'Einstein. Joseph Taylor et Rusell Hulse ont
d'ailleurs
remporté le prix Nobel de physique en 1993 pour leurs
études dans ce
domaine.
Quelques informations sur Einstein@home
Les scientifiques du projet espèrent 1 Million
d'utilisateurs à e@h ( 120.000 actuellement )
Deuxième plus gros projet : environ 50 teraFlops
de puissance
1000 nouveaux utilisateurs par jour/ projet au plus gros
potentiel.
L'écran de veille d'Einstein est composé d'une
sphère en rotation
représentant la voûte céleste et ses
constellations. Apparaissent aussi
sur cette sphère les pulsars connus ainsi
que les restes de supernovas
déjà répertoriées. En
rouge, ce sont les restes de supernovas connus.
Ces supernovas se trouvent en grand nombre au centre de notre Galaxie.
En violet, ce sont des pulsars connus qui ont
été découverts de façon
électromagnétique. Ils se situent surtout
dans la voie lactée et dans
le centre de notre Galaxie.
Les possibilités d'interactions avec la carte du ciel :
(seulement en mode avec la fenêtre windows, c'est
à dire en appuyant sur "Montrer le Graphique" dans le client
Boinc)
Ctrl + bouton gauche de
la souris : faire tourner la sphère
Ctrl + bouton droit de la souris : zoom arrière / zoom avant
Ctrl + Page Haut : augmenter
la vitesse de rotation.
Ctrl + Page Bas : réduire la vitesse de rotation.
Ctrl + Flèche : rotation de la sphère dans la
direction choisie
Ctrl + S : afficher/cacher les étoiles
Ctrl + C : afficher/cacher les constellations .
Ctrl + P : afficher/cacher les étoiles à neutrons
(pulsars).
Ctrl + N : afficher/cacher les restes de supernovas.
Ctrl + T : afficher/cacher l'affichage horaire de temps de base GMT.
Ctrl + 0 : réinitialiser le graphique.
Ctrl + L : afficher/cacher les observatoires
Ctrl + B : afficher/cacher la bannière (tout ce qui est
statique dans le graphique)
Les touches en italique ne sont pas encore
disponibles mais à venir, bien qu'on les attende depuis
longtemps maintenant.
Sur la première capture d'image, les constellations
apparaissent à
l'envers puisqu'on observe l'Univers visible depuis
l'extérieur. Pour
voir le ciel tel qu'on le voit toutes les nuits, il faut faire un zoom
maximum de tel sorte qu'on observe le ciel depuis
l'intérieur de la
sphère.
Signification des marqueurs apparaissant sur la carte.
Cette
cible indique la partie du ciel qui est actuellement
étudiée. On
retrouve aussi les coordonnées de la partie de l'espace
étudié par
Einstein dans la partie inférieur droite de
l'écran de veille ( RA
(ascension droite) : 19.55 et
DEC (déclinaison): -45.31 ).
Les
marqueurs en forme de L représentent la
position des instruments qui
collectent les données analysées par Einstein, ce
sont de très grands interféromètres
de Michelson . Leurs orientations sont
exactes, sauf qu'ils ne sont pas
représentés à l'échelle.
LIGO
Hanford Observatory (LHO), Hanford, Washington, USA, (N 46.45°,
W
119.41°), composé de deux
interféromètres, l'un avec des bras de 4km de
long (H1) et l'autre avec des bras long de 2km (H2).
GEO600 , Hannovre, Allemagne (N 52.24°,
E 9.81°), un interféromètre avec des bras
de 600m de long.
LIGO
Livingston Observatory (LLO), Livingston, Louisiane, USA, (N
30.56°, W
90.77°) il est composé d'un
interféromètre avec des bras de 4km de long
(L1).
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réalisé et/ou mis à jour par les
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EST
Cet article a été publié le 08-12-2005 13:13. Vous pouvez suivre les commentaires suscités par cet article grâce au fil RSS 2.0. Vous pouvez laisser un commentaire.
Dernière mise à jour 01-04-2008 21:55
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