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Système de mesure de la covariance des turbulences
Actuellement, nous calculons l'empreinte des mesures de flux. Lorsque nous mesurons directement à quelle vitesse les gaz / les particules / l'énergie sont émis par un écosystème, nous le faisons pour un point unique au-dessus de la surface. La question est de savoir quelle zone de cette surface est influencée par ce que l'on voit (c'est à dire la zone influencée par l'objet de notre mesure).
Si nous avons une surface assez hétérogène, il est important de savoir exactement quelle partie de la surface produit le gaz que nous mesurons. Par exemple avec l'ammoniac : Est-ce que tout l'ammoniac provient du champs fertilisé sur lequel nous nous trouvons, ou bien aussi des vaches parquées un peu plus loin sur la gauche ? Si celà vient du terrain, est-ce que l'on mesure uniquement les émissions du sol ou bien observons-nous aussi l'influence du champs de blé en amont dans la direction du vent ?
Tout ces événements influencent notre interprétation des mesures que l'on effectue. Un autre exemple. Si nous effectuons une mesure, et estimons que l'écosystème d'un bosquet de chêne absorbe x microgrammes de CO2 par hectare et par heure durant la journée, je dois être sûr que je mesure bien à ce moment là ce qui provient du bosquet de chênes et non pas des pâturages présents un peu plus loin du site de mesure. Cela fait parti du domaine du contrôle-qualité, et c'est important parce que des estimations comme celle-ci sont utilisées en tant que variables des modèles climatiques globaux.
La manière dont nous effectuons celà (les calculs pour le projet BOINC) a pour but de simuler l'agitation à proximité des lieux de mesures, et de suivre ces "particules de gaz" lorsqu'elles sont transportés par l'agitation jusqu'à hauteur de notre point de mesure. Cela nous donne une estimation de quel point de la surface proviennent les gaz que nous mesurons .
Par le passé, les gens ont toujours utilisé des modèles analytiques pour fournir des estimations. Toutefois, nous avons trouvé que sur les lieux tels que les grands cultures et les grandes forêts, ces modèles ne marchaient pas bien.
Il y a des projets pour étendre ce modèle afin d'y inclure l'ozone (O3), le carbone organique et la chimie de l'azote (NOx), mais j'attends qu'un de mes collègues apporte un shéma réactionnel. Je ne sais pas combien de temps ça lui prendra.
Cet article a été publié le 17-05-2007 20:50. Vous pouvez suivre les commentaires suscités par cet article grâce au fil RSS 2.0. Vous pouvez laisser un commentaire.
Dernière mise à jour 10-07-2008 10:38
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