| Ecrit par Heyoka,
le 26-07-2007 20:32
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Publié dans : Actualités, Ecologie |
Des perturbations qui se succèdent sur les îles britanniques, ayant pour conséquence des pluies diluviennes et les pires inondations que le Royaume-Uni ait connu depuis 60 ans. Des vagues de chaleur à répétition au Sud Est de l'Europe. Une nouvelle fois, il convient de s'interroger sur la relation entre le réchauffement climatique et l'augmentation de la fréquence et de l'intensité des évènements climatiques saisonniers. Cependant, aujourd'hui, aucune étude scientifique n'a été assez poussée pour venir confirmer cette relation.
Mais dans plusieurs mois, les résultats du projet Seasonnal Attribution reliés à une étude qui vient d'être publiée dans Nature pourraient apporter un peu plus de certitudes scientifiques.
L'étude qui vient
d'être publiée dans le journal scientifique Nature
(Rainfall
changes linked to human activity) conclut que dans les
régions situées entre le 40ème
et le 70ème Parallèle Nord
(c'est à dire une zone qui inclut une bonne partie du
continent Nord Américain et la quasi-totalité de
l'Europe), les cumuls pluviométriques annuels ont
augmenté à un rythme de 62 millimètres
par siècle sur la période
étudiée (1925-1999). Les
chercheurs estiment que 50% à 85% de cette augmentation
serait due à l'activité humaine. Cette
étude est extrêmement importante, car elle prouve
pour la première fois que les concentrations de CO2
dans l'athmosphère viennent modifier les normales
pluviométriques, et ce n'est qu'un signe avant-coureur des
changements qui s'annoncent. Cette étude est vraiment
complémentaire avec le projet Seasonnal Attribution.
D'ailleurs, deux des auteurs de cette
publication ont été formés dans le
même département de recherche que Pardeep Pall, le
Responsable du projet Seasonnal
Attribution, et Peter Stott de l'UK Met Office est l'un des
collaborateurs du projet Seasonnal Attribution.
Le projet Sesonnal
Attribution a besoin de puissance de calcul ces prochaines
semaines.
Il reste actuellement un peu plus de 7000
unités sur les serveurs. Plus vite elles seront
calculées, et plus vite les résultats du projet
pourront être exposés dans une publication qui
devrait apporter des réponses cruciales sur les liens entre
le réchauffement climatique et l'augmentation de l'occurence
des évènements climatiques extrêmes
(pluies diluviennes en Grande Bretagne, vagues de chaleurs en Inde et
en Afrique du Sud, fontes de la neige dans les montagnes rocheuses
à l'Ouest des États-Unis)
Pour participer à cette extension, il faut toujours avoir
une grosse configuration, c'est à dire plus de 1
Go de ram. Les unités se calculent en une
quinzaine de jours.
Les buts de cette
dernière extension
La plupart des résultats de
la première extension du projet ont
été analysés (voir ici).
Cette analyse a confirmé l'impression selon laquelle la
fréquence de l'occurrence des inondations du type de celles
qui ont eu lieu durant l'Automne 2000 en Grande Bretagne semble
extrêmement dépendante des valeurs de la
Température de la mer à la surface (SST : Sea
Surface Temperature) introduites dans le modèle.
En fait, le graphique ci-dessous
résume l'une des analyses les plus récentes. Il
montre la période de retour des précipitations
automnales (c'est-à-dire à quelle
fréquence ces précipitations se produisent ; axe
des abscisses). Ce graphique est le résultat de toutes les
simulations calculées jusque-là pour des climats
"industriels" et "non-industriels". Chaque cercle représente
une simulation individuelle. Les différentes couleurs
indiquent les différents climats
modélisés, les points les plus petits
représentent différents types de climats
non-industriels selon les quatre différents types de SST
utilisés. Les responsables du projet ne peuvent pas encore
dire exactement quelle couleur représente quel climat, ni
donner les valeurs exactes pour les précipitations (l'axe
vertical) -- tout du moins pas avant la publication !.

La raison première de cette
nouvelle extension est qu'il n'y a que relativement peu de simulations
qui reproduisent les évènements vraiment
extrêmes. Pour être plus explicite, en ce qui
concerne les évènements vraiment
extrêmes qui se produisent moins d'une fois tous les 100 ans,
il y a relativement peu de simulations qui les reproduisent avec
certitude. Les cercles sur le graphique deviennent de moins en moins
nombreux et donc de plus en plus "contestables" au fur et à
mesure qu'on s'avance vers le côté droit du
graphique -- et cela particulièrement pour les cercles les
plus petits représentant les différents types de
climats "non-industriels" selon 4 SST différentes. C'est ce
qui était attendu puisque, par définition, ces
évènements sont rares et donc très
difficiles à reproduire. Mais les résultats
seraient plus "solides" si nous réussissions à
calculer une centaine de simulations supplémentaires pour
chacun de ces climats.
Ainsi, cette
deuxième extension consiste simplement à
distribuer plus de simulations (le même type de simulations
qui ont été analysées lors de la
première extension avec 4 SST différentes). Le
but est de détailler un peu plus les résultats.
En fait, seules les simulations non-industrielles sont
distribuées, le but étant d'augmenter la
représentativité des petits cercles.
L'avenir
du projet (un système
opérationnel permanent)
Le projet en cours pourrait
être développé sous une forme
opérationnelle . L'idée est que ce
système opérationnel calculerait en tout temps
(de la même façon que les prévisions
météorologiques opérationnelles) les
simulations des modèles dits "industriels", avec les toutes
dernières données sur les concentrations en gaz
à effet de serre dans l'atmosphère (et
probablement aussi en sulfate) et les températures de la mer
à la surface. Ces simulations seraient ensuite
comparées avec les modèles dits "non-industriels".
Ainsi le projet pourrait produire
assez rapidement une évaluation après qu'un
évènement
« X » se soit produit (cette
évaluation serait relative à la
probabilité que l'occurrence de ce type
d'évènement ait varié du fait du
changement climatique lié à l'activité
humaine). "Le assez rapidement" dépendra de la vitesse
à laquelle les dernières données sur
les concentrations de CO2 dans l'athmosphère et de la
température à la surface de la mer seront rendues
disponibles et à la vitesse à laquelle les
"Boinceurs" pourront calculer les simulations !
En résumé, le
but sera d'évaluer rigoureusement la variation de la
probabilité de survenance de différents types
d'événements
météorologiques suite au changement climatique.
Dernière mise à jour : 28-07-2007 15:40
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