Bienvenue sur le bulletin d'information d'Octobre du projet World Community Grid.
Au cours des six derniers mois, la communauté WCG mondiale a accompli des
avancées significatives. Trois projets ont
été achevés, et deux nouveaux projets
ont été lancés. Nous avons
décidé de faire de BOINC (la
plateforme pour le calcul en grilles volontaire et
distribué), la plateforme unique de WCG, et sommes maintenant en cours
de migration complète de l'infrastructure sur BOINC. Nous
avons également ajouté un certain nombre de
dispositifs intéressants au site Web. Cette information et bien d'autres vous sont présentés dans
ce bulletin.
Progression de la recherche
Depuis le lancement du projet WCG en novembre 2004, plus de
750.000 résultats ont été
validés. La puissance de calcul offerte par la communauté des volontaires représente l'équivalent
de 115.000
années de calcul pour un PC fonctionnant sans interruption. Actuellement, les volontaires mettent à disposition une moyenne de
1.100 années de calcul par semaine ! En
conséquence, WCG gère simultanément quatre projets
et en a déjà accompli
quatre. Plus de détails au sujet de chacun de ces projets sont
fournis ci-dessous.
Nos projets les plus récents - AfricanClimate@Home
et Ensemble,
découvrons un médicament contre la dengue - sont également décrits dans ce
bulletin d'information. En outre, en 2007, nous comptons lancer un
nouveau projet pour la lutte contre le Cancer et commencer à
travailler sur la deuxième phase du projet Ensemble,
découvrons un médicament contre la dengue.
2008 devrait voir apparaître un projet contre le Cancer, un
projet contre la Malaria, et la phase 2 du projet de Lutte Contre la Dystrophie Musculaire. Si vous connaissez une
organisation intéressée par une
recherche qui pourrait être effectuées sur WCG, indiquez leur, s'il vous
plait, la page pour la soumission d'une
proposition.
AfricanClimate@Home World Community Grid et le « Climate Systems Analysis Group » de l'Université de Cape Town lancent un vaste projet informatique qui permettra d'optimiser la modélisation régionale du climat. L'objectif est d'obtenir des prévisions affinées sur les effets du changement climatique en Afrique.
Si le changement climatique a un lourd impact sur nombre de domaines, les conséquences peuvent être encore plus dramatiques dans les zones en développement telles que l'Afrique, à cause du manque d'accès aux soins et à d'autres services sociaux. Les inondations fréquentes, par exemple, peuvent entraîner des maladies liées à l'eau ou d'autres infections indirectes comme la dengue ou la malaria qui se propagent par les moustiques proliférant dans les zones humides. Les sécheresses peuvent également avoir des effets dévastateurs tels que les famines.
En améliorant les prévisions sur les incidences du changement climatique en Afrique, il sera possible de prendre des mesures pour en réduire les effets nuisibles, comme par exemple planifier la mise en œuvre d'infrastructures d'irrigation ou promouvoir des récoltes résistantes à la sécheresse. Le projet « AfricanClimate@Home » bénéficiera de l'énorme puissance informatique de la grille World Community Grid. Composé de centaines de milliers d'ordinateurs personnels dans le monde, le World Community Grid bénéficie d'une puissance de calcul qui le place parmi les 5 plus importants supercalculateurs de la planète. Les chercheurs bénéficieront de cette puissance pour perfectionner les modèles de prévisions climatiques. Ils travailleront sur des simulations dans des petites régions d'Afrique, pour ensuite les recouper avec des observations réelles.
Si les modèles de climat à grande échelle permettent d'obtenir une vision de l'évolution climatique sur de larges zones, ils ne reflètent pas nécessairement ce qui pourrait arriver dans une région donnée. En effet, les modèles globaux ne prennent pas suffisamment en compte les grands lacs, les montagnes ou les plaines qui peuvent avoir une incidence sur le climat local.
“Travailler sur les prévisions climatiques nécessite une puissance de calcul phénoménale à cause de toutes les variables possibles, comme la température, le vent, la pression et l'humidité. Pour améliorer les modèles de climat, nous avons besoin d'algorithmes plus poussés qui correspondront davantage à ce qui est observé dans les zones locales. Grâce au World Community Grid, nous bénéficierons de la puissance de calcul nécessaire pour conduire les tests qui nous permettront d'optimiser nos modèles”, précise le Docteur Mark Tadross, directeur de recherche.
Une fois que les chercheurs disposeront des modèles permettant de prévoir de façon plus précise les schémas climatiques, ils pourront travailler à des estimations sur les conséquences du changement climatique sur une région donnée.
Ces études sont essentielles dans une zone du monde en développement qui souvent ne dispose pas d'une infrastructure appropriée. Obtenir des prévisions sur tout changement climatique important, notamment lié à des événements extrêmes comme les sécheresses ou les inondations, peut permettre aux communautés vulnérables ou aux équipes de gestion de catastrophes d'agir en amont.
« Nous pouvons tous contribuer à cette recherche simplement en faisant don de la puissance inutilisée de notre ordinateur », explique Stan Litow, IBM Vice President of Corporate Citizenship and Corporate Affairs. « Si vous utilisez un ordinateur et si vous avez un accès à Internet, vous pouvez participer à un projet informatique humanitaire dans une zone du monde où l'accès aux ordinateurs et les connections haut débit ne sont pas aussi développés ».
Ensemble,
découvrons un médicament contre la dengue
Ensemble,
découvrons un médicament contre la dengue
Afin de stopper la propagation de maladies infectieuses
mortelles menaçant maintenant d'atteindre des proportions
épidémiques autour du globe, WCG a lancé un effort
de recherche sans
précédent en collaboration avec la branche
médicale
de l'Université du Texas (UTMB) et l'Université
de Chicago
pour découvrir des médicaments pour
traiter et guérir la fièvre
hémorragique de la dengue,
l'encéphalite du Nil occidental, l'hépatite C et
une foule de maladies apparentées, notamment la
fièvre jaune.
La dengue, présente dans toutes les
régions tropicales et subtropicales du monde,
et l'encéphalite du Nil occidental, qui affecte
l'Afrique, l'Asie, l'Europe, et
plus récemment, les États-Unis, n'ont aucun traitement
médicamenteux connu. Ces maladies sont principalement
transmises aux adultes et
aux enfants par les moustiques infectés, et sont
responsables
des millions de malades, ainsi que de milliers de
décès tous les ans. Sans traitement
disponible, ces infections affectent
sévèrement les ressources
médicales déjà sous pression dans les
pays développés et en
voie de développement.
Le projet, « Ensemble,
découvrons un médicament contre la dengue » emploiera la vaste puissance
informatique de WCG pour trouver
les médicaments qui arrêteront la
réplication des virus qui
causent ces maladies. Une fois les
composés identifiés par l'analyse
informatique approfondie, les
chercheurs peuvent commencer à tester ces
médicaments en
laboratoires et cliniques pour déterminer leur
efficacité.
« L'encéphalite du Nil occidental et d'autres
maladies dans cette
famille, y compris l'hépatite et
autres encéphalites,
continuent d'être de profondes préoccupations
de santé publique aux États-Unis, puisqu'aucun médicament n'est connu pour les traiter
» précise
le Dr. Ayo Oduola, du programme spécial pour la recherche et
la
formation sur les maladies tropicales (SPRTTD - Special Programme for
Research and Training in Tropical Diseases) à l'Organisation
Mondiale
de la Santé et membre du comité consultatif de WCG. « La poursuite de la recherche
est nécessaire de sorte que les scientifiques puissent mieux
comprendre ces virus et alors développer les traitements qui
pourraient sauver beaucoup de vies. » Les chercheurs estiment qu'environ 50.000
années de calcul informatique sont nécessaires
pour découvrir des
antiviraux efficaces. Sur WCG, ce projet pourrait être accompli en moins
d'un an. Et plus de puissance de calcul sera offerte, plus la recherche
sera
conduite rapidement.
Le Dr. Stan Watowich, chercheur et professeur agrégé de biochimie à l'UTMB,
explique,
« sans WCG, nous serions dans une impasse, nous devrions écarter toutes les
hypothèses qui se sont
avérées être des obstacles aux
précédents efforts de
développement de médicaments. WCG nous permet
d'exécuter des calculs
complets qui donnent des résultats biochimiques
précis,
et nous donne donc les meilleures chances de découvrir des
traitements pour ces maladies mondialement préoccupantes. »
La
première phase du projet ciblera une des
protéines
primaires qui permet aux virus de se répliquer, et
confrontera cette
protéine à une base de données de plus
de six
millions de molécules médicamenteuses qui
pourraient empêcher la
réplique du virus. La deuxième phase, qui est
plus
complexe, prédira quelles molécules médicamenteuses sont les plus intimement liées aux
protéines virales, et ainsi lesquelles ont les
meilleures
possibilités d'inhiber la réplique des virus.
À partir de ces
calculs, les chercheurs testeront alors les quelques douzaines de
molécules sélectionnées dans
les laboratoires
et les cliniques, ce qui est la phase suivante du
développement de traitements pour la commercialisation.
« N'importe qui avec
un ordinateur et un accès d'Internet peut être une
partie
de la solution pour aborder ce souci crucial de
santé, » s'enthousiasme Stanley Litow, Vice
Président de la Corporate Citizenship and Corporate
Affairs et Président de la IBM International
Foundation. « Simplement en offrant la puissance de calcul
inutilisée de nos ordinateurs, nous pouvons tous avoir une
profonde influence sur la rapidité qu'aura cette
équipe de chercheurs à passer à la
prochaine phase de la découverte d'un médicament.
Par exemple, si
100.000 volontaires s'inscrivent dans la première semaine
pour
ce projet, cela pourrait réduire le temps requis pour
accomplir les calculs de 50%. »
WCG est heureux
d'annoncer
qu'il a pris la décision de migrer
entièrement vers BOINC.
Cette plateforme de calcul est déjà
utilisée depuis novembre 2005 par WCG. A
l'origine, elle avait été utilisée pour fournir des applications compatibles pour les
utilisateurs de systèmes
d'exploitation Linux et Macintosh, mais en raison de
sa
popularité, WCG supporte également
une version BOINC sur Windows depuis décembre
2005. Aujourd'hui, approximativement 50% du temps
d'exécution est effectué par des ordinateurs
utilisant BOINC, et 80% des nouveaux ordinateurs
qui s'enregistrent le font sur le logiciel BOINC.
L'agent BOINC fournit un certain
nombre d'avantages par rapport à l'agent UD. Parmi
lesquels, le support du calcul multi-processeurs, ainsi que
la gestion de la mémoire et de la bande
passante. Un examen détaillé de l'agent de BOINC
peut être lu ici.
Les utilisateurs de l'agent d'UD devront migrer
vers BOINC avant l'extinction en
visitant le site Web et en téléchargeant puis
installant BOINC. Le programme d'installation du logiciel BOINC détectera
si un
ordinateur fait fonctionner l'agent UD et si il le trouve,
il aidera l'utilisateur
à le désinstaller. Des détails sur le
téléchargement et l'installation de
BOINC pour Windows
peuvent être trouvés sur notre site. Plus de
détails au sujet
de la migration sont disponibles sur le forum
des membres.
Cet article a été publié le 07-10-2007 23:45. Vous pouvez suivre les commentaires suscités par cet article grâce au fil RSS 2.0. Vous pouvez laisser un commentaire.
Dernière mise à jour 29-12-2007 22:19
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