L'Alliance
Francophone, une Communauté pour la Science
Des
machines
toujours plus puissantes, des capacités de stockage
impressionnantes, des vitesses de connexion en augmentation constante,
les progrès de l'informatique de ces dernières
années sont réels. Cependant la
majorité du temps vous n'utilisez qu'une partie infime de
cette puissance, alors qu'elle permettrait des progrès
énormes dans de nombreux domaines de la recherche
scientifique publique et universitaire.
Vous
pouvez dès maintenant et en quelques clics faire participer
votre ordinateur à l'une des plus belles aventures de ce
début de XXIème siècle. Pour cela, il
vous suffit d'installer
Boinc (logiciel libre). Puis de choisir un projet en cliquant
ci-dessous sur une des images représentant le domaine de
recherche qui vous intéresse plus
particulièrement.
Astronomie
Biologie
Ecologie
Mathématiques
Physique-Chimie
Aujourd'hui,
BOINC c'est 600 000 ordinateurs participant activement aux
avancées de la science et totalisant une puissance moyenne
de calcul de plus de 1,1 PetaFLOPS (soit plus d'un million de milliards
(1015)
d'opérations
à virgule flottante par seconde).
Les deux écrans de veille sont construit sur le même modèle : un logo fixe représentatif du projet et deux fenêtres en mouvement apparaissent sur un classique fond d'écran étoilé.
La première fenêtre donne le temps de calcul processeur de l'unité (CPU) et intègre une barre de progression (en %), le nom de l'utilisateur (user) et son équipe (Team).
La deuxième fenêtre fournit des renseignements sur les calculs scientifiques en cours :
Evolution@home : l'écran de veille nous renseigne sur la population actuelle de l'espèce simulée (Current population), le degré de similitude (exprimé en %) entre la population de l'espèce simulée et la population réellement observée, le nombre de mutations à effet cliquet (mutations irréversibles) dans la population actuelle (Ratchet Mutations in current population), le nombre de mutations mineures pour la population (Background Mutations in current population).
OGR-25 : l'écran de veille nous renseigne sur le numéro de série de la séquence de calcul en cours (Current OGR-25 stub), le numéro de série de la séquence calculée précédemment (Last-Completed OGR-25) ainsi que sa durée et sa vitesse de calcul [la vitesse de calcul est exprimée par le nombre de nœuds calculés par seconde], puis pour finir le nombre de noeuds contenus dans la dernière séquence calculée (Contained nodes)
L'application du projet Muon1 n'intègre pour le moment aucun écran de veille
Le projet Nqueens@home vient de terminer avec succès la série de calcul N=25. Pour rappel, ce projet chilien de programmation par contrainte tente de résoudre le problème des N-Dames (une extension du problème des huit dames). La série de calcul N=25
consiste à placer 25 dames d'un jeu d'échecs sur un échiquier de 25 × 25 cases sans que les dames ne puissent se menacer mutuellement, conformément aux règles du jeu d'échecs (la couleur des pièces étant ignorée). Par conséquent, deux dames ne devraient jamais partager la même rangée, colonne, ou diagonale.
Le projet a calculé qu'il existe précisément 2.207.893.435.808.352 possibilités de placer ces 25 dames dans l'échiquier de 25x25 cases tout en respectant les règles exposées précédemment. Il aura fallu 7 mois aux participants du projet pour arriver à ce résultat (et l'équivalent de 72 années de calcul sur un ordinateur isolé). Le même résultat avait été découvert en juin 2005 par l'équipe
Objectweb ProActive de l'INRIA puis confirmé en juillet 2005 par le projet
NTU 25Queen de l'Université nationale de Taïwan et de l'Université
Ming Chuan.
L'ensemble des données qui conduisent à ce résultat sont librement consultables à cette adresse (l'échiquier de 25 x 25 cases a été subdivisé en 13)
Le projet Nqueens@home va dorénavant tenter de résoudre le problème des 26 Dames, un problème qui n'a encore jamais été résolu. Mais pour le moment, le projet est suspendu, la série de calcul N=26 ne débutera pas avant un examen complet du serveur, de la base de donnée et de l'application du projet. Les calculs pourraient reprendre en Septembre
Le calcul des similarités et des caractéristiques
d'environ 130 000 nouvelles séquences importées en juin 2008 des bases
de données PDB, GenBank
et Uniprot
débutera dans la soirée (heure universelle) du 1er
juillet. Au vu des calculs à effectuer, il devrait être possible
d'obtenir des unités Simap au cours des 5 prochains jours, ensuite il faudra attendre le 1er
août pour charger de nouvelles unités.
Plusieurs membres de l'équipe du projet assisteront à une
conférence scientifique qui se tiendra cette semaine au Danemark, ce
qui pourrait retarder l'envoi des nouvelles unités.
Cette nouvelle série de calcul sera aussi l'occasion de tester
le nouveau système de "quotas dynamiques". Tous les ordinateurs
débuteront avec le même quota journalier, ensuite le nombre d'unités
distribuées journalièrement à chaque ordinateur dépendra de sa rapidité
pour calculer et retourner les unités. Ce nouveau système devrait
permettre de fluidifier l'amorce de chaque nouvelle série d'unités, en
évitant la saturation chronique des serveurs du projet.
Vous pourrez faire part de vos observations et de vos
impressions à propos de ce nouveau système sur le forum.
Cette
découverte a été
réalisée sur l'ordinateur de StoneGnome.
C'est le premier nombre premier de plus d'un million de chiffres
découvert par le projet Riesel Sieve, il se classe
à la 17ème place du classement
des plus grands nombres premiers connus.
Le test de primalité de ce nombre a duré 14
heures sur un Core 2 Duo à 2,67 Ghz.
C'est le 31ème nombre premier découvert par le
projet Riesel Sieve, et c'est donc aussi le 31ème
nombre
éliminé par Riesel Sieve de la liste des plus
petits nombres
de Riesel potentiels, d'autres projets en ont
éliminé 6. Au début du projet Riesel
Sieve (fin 2003), 101 nombres étaient présents
dans cette liste. Il ne reste plus que 64 nombres à
éliminer pour démontrer la conjecture de Riesel
par un calcul exhaustif.
Pour en savoir plus, vous pouvez consulter le tableau
récapitulatif de tous les nombres premiers
découverts par le projet Riesel Sieve :
http://www.boinc-af.org/content/view/591/289/
Reversi@home
est un projet BOINC slovaque administré par des étudiants de l'Université
de Technologie de Bratislava (STU), Faculté
d'Informatique et des Technologies de l'Information (FIIT).
Reversi est un jeu
de stratégie combinatoire abstrait inventé dans les années
1880 par deux gentlemen anglais, Lewis Waterman et John W. Mollett,
(ces deux acolytes se disputèrent longtemps la paternité de ce jeu en
se traitant mutuellement d'escrocs). Ce jeu fut extrêmement populaire
en Angleterre à la fin du XIXème siècle. Le 1er
décembre 1895, dans un article consacré aux nouveaux jeux en vogue, le New
York Times écrivait que "le Reversi, c'est comme Go
Bang, ça se joue avec 64 pièces" [1]
(Go Bang est une comédie musicale anglaise dont la première
représentation a eu lieu le 10 mars 1894 au Théâtre Trafalgar Square).
En 1895, le célèbre fabricant allemand de jeux Ravensburger entreprit
la commercialisation du Reversi. Ce fut d'ailleurs l'un des premiers
succès commerciaux de la société. Le Reversi est aujourd'hui libre de
droits. Le jeu est composé d'un tablier de 64 cases (8 sur 8) et de 64
pions (traditionnellement rouge d'un coté, noir de l'autre). En début
de partie, les deux joueurs posent alternativement un pion sur les 4
cases centrales. Ensuite, chaque joueur, rouge et noir, pose l'un après
l'autre un pion de sa couleur sur le tablier. Le but est de capturer
(retourner) le maximum de pions de l'adversaire. La capture de pions
survient lorsqu'un joueur place un de ses pions à l'extrémité d'un
alignement de pions adverses contigus et dont l'autre extrémité est
déjà occupée par un de ses propres pions. Les alignements considérés
peuvent être une colonne, une ligne, ou une diagonale. Le jeu s'arrête
quand les deux joueurs ne peuvent plus poser de pion. On compte alors
le nombre de pions. Le joueur ayant le plus grand nombre de pions de sa
couleur sur le tablier a gagné.
Une variante du Reversi a été inventée en 1971 au Japon par Goro
Hasegawa, ce jeu a été baptisé "Othello" en analogie avec les
rebondissements de la pièce de Shakespeare (ce nom a été suggéré par le
père de Goro qui était professeur de littérature anglaise au
Japon). Il y a seulement deux différences avec Reversi : une seule
position de départ est autorisée, et on peut emprunter des pions à
l'adversaire s'il est obligé de passer. Dès 1973, le jeu
devient un succès commercial au Japon et le premier championnat
national est organisé. En 1976, le jeu d'Othello envahit les États-Unis
et l'Angleterre.
L'objectif de Reversi@home est de "résoudre" le jeu. C'est-à-dire de
partir du principe que les deux joueurs ont un jeu "parfait",
puis de déterminer qui va gagner la partie : le premier joueur (celui
qui inaugure la partie en posant le premier pion), le deuxième joueur,
ou si le jeu va se terminer sur un match nul. Lorsque que cette
solution aura été trouvée, le projet pourrait par la suite
s'intéresser à d'autres jeux de société combinatoires. Un vote
sera donc organisé pour trouver un nouveau nom à ce projet (par exemple
SGame@home, SymetricGameSolver, BoardGameSolver, Gambler,...)
INSCRIPTION
URL du projet : http://dawn.ynet.sk/test1/
Le site "Top500
supercomputer" vient de publier le palmarès
semestriel des 500 supercalculateurs les plus puissants au monde (juin
2008).
Légende
: En vert, les projets non BOINC
(Folding@home), en violet les projets BOINC et en noir les
supercalculateurs. Les pourcentages
correspondent à l'augmentation de la puissance de calcul sur
une période de 5 mois et demi
(depuis le comparatif
du 4 janvier)
Rappel : 1 TeraFLOPS = 1012
FLOPS
soit mille milliards d'opérations à virgule
flottante par seconde.
Folding@home
(Monde) : 2.280 TeraFLOPS + 110%
PS3 : 1 444 Teraflops +70%
Processeurs graphiques
(GPU) : 541 Teraflops
Processeurs : 299 Teraflops
Total des projets BOINC (Monde) : 1.187
TeraFLOPS +
50%
Roadrunner - IBM
(DOE/NNSA/LANL, États-Unis) : 1.026 TeraFLOPS
Seti@home
(Monde) : 549 TeraFLOPS+ 51%
BlueGene/L - IBM
(DOE/NNSA/LLNL, États-Unis) : 478,2 TeraFLOPS
BlueGene/P - IBM (laboratoire
national d'Argonne, États-Unis) : 450,3 TeraFLOPS
Ranger - Sun Microsystems
(Université du Texas, États-Unis) : 326 TeraFLOPS
Jaguar - IBM
(DOE, laboratoire national d'Oak Ridge, États-Unis) : 205
TeraFLOPS
JUGENE - IBM (centre de recherche
Juelich, Allemagne) : 180 TeraFLOPS
Magnetism@home est un projet de l'Institut
de Physique et de Technologie de Donetsk (Sud-Est de
l'Ukraine). Ce projet s'intéresse au magnétisme des particules. Plus
exactement, la recherche examinera l'équilibre, la métastabilité
et les phases de transition de différentes modélisations
magnétiques. Il établira le profil énergétique des différents
nanosystèmes magnétiques étudiés. Pour commencer, le projet va calculer
la répartition magnétique minimisant l'énergie magnétique d'un
nano-objet cylindrique.
Le magnétisme est, probablement, l'un des premiers phénomènes naturels
utilisés par l'Homme. La singularité de cette mystérieuse force
d'attraction à distance a inspiré des générations de mages et
de magiciens (un mythe très présent dans la culture populaire). Il a
été utilisé, par exemple pour la navigation en mer, bien avant
que l'on comprenne qu'électricité et magnétisme étaient deux aspects
d'un même phénomène (l'électromagnétisme).
Plus tard, grâce à l'invention de l'électroaimant
par William
Sturgeon, et à la suite des travaux de Michael
Faraday, James
Clerk Maxwell et de nombreux autres scientifiques du XIXème
siècle, l'Humanité a réussi à maitriser cette mystérieuse force
d'attraction et à l'utiliser pour mettre au point des inventions
révolutionnaires. Les découvertes de Maxwell et Oliver
Heaviside ont ouvert la voie à l'échange massif de
l'information. Ils ont connecté le Monde.
Ces découvreurs se sont
intéressé au magnétisme à grande échelle et aux ondes
électromagnétiques. Non seulement ces recherches permettaient
de créer une pluralité d'appareils utiles, mais cette prospection fut
également le point de départ des grandes théories physiques du siècle
passé : le principe
de relativité (qui peut être présenté comme le
prolongement des propriétés relativistes des ondes électromagnétiques à
la matière), la mécanique
quantique (qui vise à considérer les particules de matière
non pas seulement comme des corpuscules ponctuels, mais aussi comme des
ondes sur l'exemple des photons) et la théorie
quantique des champs (où tout est une onde, linéaire
ou non linéaire).
Pourtant, et pour reprendre l'expression de Richard
Feynman, il restait encore beaucoup d'espace en bas
("There is Plenty of Room at the Bottom"). Et, avec l'aide des électroaimants
de Bitter et de la magnéto-optique (combinaison des
technologies optiques et magnétiques), il est vite devenu possible
d'étudier plus précisément la structure magnétique des corps aimantés.
Une multitude de domaines magnétiques et de parois les séparant, tous
aussi élégants que complexes, ont émergé à l'échelle microscopique.
Cette recherche hâta la naissance de la science consacrée au
micromagnétisme. Et par la suite, elle permit le développement
des technologies d'échange et de transfert de l'information au moyen
des ondes électromagnétiques. Cette technologie permet en principe un
accès aléatoire aux capacités de stockage de l'information qui
est virtuellement illimité. C'est la révolution des
technologies de l'information telle que nous la vivons aujourd'hui.
À l'échelle
microscopique (micromagnétiques), la structure d'un corps
ferromagnétique est composé d'une succession de domaines magnétiques
quasiment uniformes, séparés par une fine zone de transition, connue
sous le nom de "paroi magnétique". Ces structures et ces objets ont été
énormément étudiés au cours du XXème siècle (et
il reste encore beaucoup de questions sans réponse à leur sujet !).
Pourtant, même à des échelles encore plus petites
(que l'on peut approximativement définir comme égale à la taille d'une
particule ; à une échelle si petite que la paroi du domaine "ne
correspond plus à l'intérieur" ("does not fit inside")) la structure
des matériaux ferromagnétiques se transforme encore de façon
significative. Au lieu d'observer des domaines et des parois, on
distingue de nouveaux objets : skyrmions,
vortex et une variété d'espaces topologiques quasi-uniformes. La
structure ne peut plus être divisée et doit être considérée comme un
ensemble. Ces structures constituent l'espace de recherche
du nanomagnétisme et de Magnetism@home.
INSCRIPTION
URL du projet : http://kinetic.dnsalias.org/magnetism/
Détails techniques : Durée d'une unité : 30
min à 1 heure (sur un Core 2 Quad Q6600, 2,4Ghz) Utilisation mémoire max.
: ~ 275,9 Mo (application circleFMMNC 0.05) Points de
sauvegarde : 11 min Délai de
retour des unités : 48 heures Système d'exploitation :
Windows, Linux