Un membre de l'Alliance Francophone passe sur la BBC pour parler de BOINC
BBCEmilien
Kia, membre de
l'Alliance Francophone et des mini-équipes France et Alpes a
été interviewé par David Reid, journaliste de l'émission
Click
(Ce programme est diffusé le samedi et le dimanche sur les
chaînes publiques anglaises BBC One et BBC News
24).
Vous pouvez librement visionner cette
émission en cliquant
ici. Le reportage sur Boinc commence 11
minutes et 40 secondes après le début de
l'émission. Le programme aborde le projet Malariacontrol.net
avec le professeur Tom Smith de l'Institut Tropical
Suisse, le projet LHC@home
avec François Grey du CERN, enfin Ana Silva
de l'UNOSAT
présente ce qui devrait être un des premier projet
de la
plateforme BOSSA
(plateforme ouverte de Berkeley pour l'association des
compétences). Ce projet appelé Africamap
consistera à analyser manuellement des images
satellite de régions africaines reculées. Les bénévoles devront signaler l'emplacement précis des routes, les rivières, les villages, etc...
Voici la traduction de l'article : Les périodes
d'inactivité des ordinateurs font avancer la
science David
Reid Journaliste
de
l'émission BBC Click
Le
calcul volontaire aide les scientifiques à combattre le
paludisme
Le calcul
distribué ou volontaire permet de tirer partie des
périodes d'inactivité des ordinateurs pour
réaliser des calculs faramineux au profit de
l'humanité.
La guerre contre le paludisme est menée sur
plusieurs fronts : les moustiquaires, les insecticides et les
traitements font partie des moyens d'actions. Mais il existe maintenant
des vaccins contre cette
maladie inoculée à l'homme par certains
moustiques
et qui tue environ un million d'enfants chaque
année.
Ces découvertes peuvent amener à se poser
des
questions délicates. Par exemple, des chercheurs de
l'Institut Tropical Suisse de Bâle se demandent si le vaccin
constitue partout et toujours le meilleur moyen d'action.
Pour trouver la réponse, ils ont mis au point des
applications mathématiques qui modélisent la
propagation du paludisme en fonction de différentes
conditions. Puis ces applications analysent les meilleurs
remèdes pour combattre la maladie.
Mais, au lieu d'utiliser un super-ordinateur pour trouver la solution,
ils externalisent leurs calculs au moyen d'internet.
Calcul universel
Le
programme distribué qu'ils
utilisent s'appelle
malariacontrol.net, une recherche qui entre dans le cadre du
projet Africa@home. Ce projet utilise un
écran
de veille qui exploite la puissance de calcul des ordinateurs
personnels de bénévoles pour procéder
à des tonnes de calcul.
"Evidemment, nous sommes extrêmement reconnaissant envers
tous les bénévoles
qui couvrent le coût du matériel informatique que
nous
utilisons", répond le
professeur Tom Smith de l'Institut Tropical Suisse.
"Nous n'avons pas besoin
d'investir autant... que si nous avions dû faire fonctionner un super-ordinateur en interne".
La recherche est payante. Les résultats montrent, que dans
certains cas, le vaccin n'est pas toujours la meilleure des solutions.
"Certaines de nos simulations suggèrent que les gens
doivent sortir des sentiers battus
et réfléchir sur la
façon de répartir ces
vaccins sur le terrain, il ne faut pas trop tergiverser sur la
façon dont ils
seront utilisés et sur les personnes qui obtiendront le
vaccin",
ajoute le
professeur Smith.
Ce type de calcul a été initié par le
projet Seti@home, qui parcourt les données d'un
radiotélescope à la recherche de
signes de vie extra-terrestre.
E.T. est resté muet, mais grâce
à une plate-forme open-source appelée BOINC, qui
aide des projets à partager leurs recherches avec des
bénévoles, l'informatique
distribuée a commence à se faire remarquer. Une étonnante variété
de projets s'offre aux participants.
Les ordinateurs peuvent plier les protéines,
modéliser le climat, calculer des nombres premiers
ou continuer la
recherche de ces insaisissables extra-terrestres.
Scientifiques amateurs
La tradition
de la science citoyenne est accélérée
par
internet
Le calcul volontaire
est-il en train de supplanter les
super-ordinateurs ? Au centre européen pour la
recherche nucléaire (CERN), là ou
internet a été inventé, on pense
que non.
Les super-ordinateurs sont indispensables aux analyses de
données en temps réel. Mais, tout
comme Internet, le calcul partagé
pourrait élargir le capacité d'action des
amateurs dans la
véritable recherche scientifique
"L'informatique volontaire représente une tendance, la
poursuite d'une tradition séculaire, celle de la science
citoyenne", explique
François Grey,
responsable des technologies de l'information et de la communication au
Cern.
"Cette tradition, qui a révêlé
d'éminents scientifiques,
est
accélérée par Internet pour en faire
quelque chose où vous pouvez prendre
un problème scientifique, le donner aux gens sur Internet et
leurs donner les moyens de contribuer activement à
résoudre ce
problème."
«De plus en plus de personnes peuvent prendre part
à un nombre de plus en plus grand de recherches
scientifiques. Les scientifiques amateurs peuvent
contribuer de manière
réelle, plus seulement
en regardant la science
de l'extérieur, mais en prenant
part au processus
scientifique en lui même."
Cet article a été publié le 06-04-2008 23:01. Vous pouvez suivre les commentaires suscités par cet article grâce au fil RSS 2.0. Vous pouvez laisser un commentaire.
Dernière mise à jour 06-04-2008 23:22
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